Chapitre 1

Chapitre 1




BLOG MOMENTAIREMENT SUR POSE, DU AU VACANCES. ON REPREND À LA RENTRÉE.








Heidi Neanders s'extirpa de son lit. Elle avait toutes les raisons d'être de bonne humeur. Ce samedi soir, c'était le bal de Noël. Et en plus, c'était le premier jour des vacances. Contrairement à la plus part des gens, ce n'était pas les professeurs ni les cours qui faisaient Heidi détester l'école. Certes, elle n'aimait pas travailler, mais ce qui l'énervait le plus, c'était sa réputation. Personne n'aurait pu comprendre. Elle avait tout pour elle : la beauté, l'intelligence, les garçons, la richesse, la popularité... Où était donc le problème?

En fin d'après-midi, Heidi fit venir sa coiffeuse et maquilleuse, puis, vers les 19h30, elle enfila sa robe bordeaux faite sur mesures. Elle se contempla dans le miroir. Elle faisait plus que ses seize ans, maquillée et habillée de la sorte. Il faudrait à tout prix prendre des photos pour que ses parents voient sa tenue. Ceux ci n'étaient pas très présents dans sa vie et la laissaient livrée à elle même, Heidi étant fille unique. Elle avait tout ce qu'elle voulait et ne manquait de rien. Ou peut-être, d'amour. Un amour sincère.

Quelqu'un toqua à sa porte, et elle se détacha du miroir.

Heidi – Entrez.

Jackie, la gouvernante, entra et l'informa de l'arrivée de Carl, petit ami et cavalier de la jeune fille. Celle-ci prit donc son sac et son beau manteau blanc, puis descendit le grand escalier jusqu'au hall, où attendait le grand brun. Il l'embrassa et la prit par le bras, avant de la conduire jusqu'à son 4x4 noir. Ils roulèrent dans le silence, un sentiment bizarre pesant dans la voiture.
Arrivés devant le lycée privé Marymount High School de Beverly Hills, une ville riche au Nord de Los Angeles Country à Californie, Carl se gara sur le parking, ils descendirent de la voiture, et se mêlèrent à la foule d'élèves qui rentraient dans le gymnase de l'établissement.

Se mêler à la foule n'était pas très approprié ; tous les élèves se retournaient en les voyant. C'était surement le plus beau couple, les deux gosses de riche, la plus belle et le plus beau, les plus populaires. Avec un sourire satisfait, Heidi laissa Carl, qui la tenait par la taille, la guider jusqu'à la table de leurs amis, tous aussi populaires qu'eux. Aussi riches et aussi snob. Aussi enviés, respectés, et pourtant détestés. Pendant que Carl était parti prendre à boire, Heidi s'installa à côté de Sandra, sa meilleure amie. Celle-ci était grande, blonde aux yeux verts. Sandra portait une magnifique robe émeraude qui mettait ses yeux en valeur.

Heidi – Ta robe est vraiment magnifique!
Sandra – La tienne aussi. Faite sur mesures, j'imagine ?
Heidi - * rire * Bien sur que oui !
Sandra – Il faut à tout pris qu'on prenne tous des photos !

“Tous” désignait les deux amies et encore trois filles, ainsi que leur cavaliers. Et le groupe de jeunes était d'accord avec cette idée. Dès que Carl revint, ils burent une gorgée de leur bière et allèrent choisir un beau coin pour prendre des photos, qui allaient surement être plus tard dans le journal de l'école. Après une dizaine de photos différentes, les couples allèrent sur la piste et ils dansèrent jusqu'à en avoir mal aux pieds. Heidi repartit donc s'asseoir avec son copain pour finir leur boisson.

Carl – Tu es très sexy aujourd'hui.
Heidi – Qu'aujourd'hui ?
Carl – Surtout aujourd'hui.

Heidi sourit légèrement. Elle adorait être complimentée. Ça la faisait se sentir aimée...
Les slows commencèrent, et Carl lui prit la main en souriant puis l'entraîna jusqu'à la piste. Elle posa ses mains sur ses épaules, et le brun descendit les siennes jusqu'à ses fesses. Il l'embrassa dans le cou, la faisant soupirer, puis alla chercher ses lèvres. Après un long baiser langoureux, il se détacha d'elle et la regarda avec un petit sourire.

Heidi - * sourire amusé * Quoi ?
Carl – C'était notre dernier baiser.

Le sourire d'Heidi s'effaça. Elle entrouvrit légèrement la bouche, puis reprit la maîtrise de soi.

Heidi – C'est une blague, n'est ce pas ?
Carl – Non, pas du tout.
Heidi – Mais......Co...comment tu peux... ? Pourquoi tu me fais ça??
Carl – Ça fait longtemps qu'on est ensemble...
Heidi – Ça fait un mois !
Carl – Justement. J'ai besoin de changement, et j'en ai marre de devoir me cacher pour m'amuser.
Heidi – Te cacher ? Comment ... Carl !

Mais ce dernier s'éloignait déjà. Elle regarda avec stupeur son petit ami – ou plutôt, ex-petit ami – se diriger vers Sandra, qui se blottit dans ses bras et l'embrassa, passant ses bras autour du cou du garçon. Heidi se pinça les lèvres quand sa soi-disant meilleure amie la regarda avec un petit sourire. La jeune fille se dirigea vers leur table, prit ses affaires et sortit du gymnase la tête haute, bien consciente que tous les regards étaient posés sur elle. Mais sa dignité ne dura pas. Arrivant au parking, elle s'adossa contre une voiture et ne put contenir ses sanglots.

Comment avait-il put ? Comment avait-elle put ? Certes, elle n'était pas la copine parfaite ni l'amie idéale, elle avait plein de défauts, comme tout le monde. Elle était un peu hautaine, très orgueilleuse. Mais elle n'avait jamais fait quelque chose pour mériter ce coup si bas. En tout cas pas de leur part.

Elle sortit son portable et composa le numéro de Luiz, son chauffeur. Cette soirée qui devait être si fabuleuse, se finissait si mal... elle aurait du être reine du bal. Avec Carl comme roi. Ils auraient du passer la nuit, la matinée et même le lendemain ensemble... Mais Carl avait choisi autrement.

Luiz
– Luiz Maurero.
Heidi - * essayant de ne pas faire trembler sa voix * C'est Heidi, vient me chercher au lycée.
Luiz – Mais vous ne rentrez pas plus tard avec votre enamorado ? Il n'est que 23h30 ...
Heidi – Ne pose pas des questions et viens !

La jeune fille raccrocha et essuya ses larmes, ayant peur que quelqu'un la voit ainsi. Son maquillage couteux coulait le long de ses joues, et s'éparpillait au fur et à mesure qu'elle essayait de l'essuyer. Elle entendit des pas et baissa la tête, cachant son visage avec ses cheveux. Un couple d'amis passa, et elle sentit leur regard peser sur elle. Elle entendit des chuchotements, puis ils s'éloignèrent. Heidi resserra la fourrure de son manteau contre elle et se dirigea vers l'entrée du parking, prête à bondir dans la voiture dès que Luiz arriverait.

Elle dut attendre encore cinq minutes avant d'apercevoir la Rolls Royce de sa famille. Elle rentra dedans sans un mot, et Luiz estima qu'il valait mieux ne rien dire et la conduisit chez elle.
Arrivant dans sa chambre, elle se laissa tomber dans son lit, laissant aller les sanglots qu'elle retenait depuis.

Heidi – P..Pourquoi ?

Mais il n'y avait personne pour lui répondre. Elle était seule. Même pas une mère pour la prendre dans ses bras. Elle se tourna donc vers son seul confident : son journal intime. Elle glissa sa main sous son matelas et en tira un beau cahier en cuir marron orné de dorures. La jeune fille vida son coeur en quelques lignes, puis referma le journal, pour le remettre à sa place. Elle agrippa son oreiller et se roula en boule dans sa couette.

Heidi * murmure * J'aurais tellement aimé être quelqu'un d'autre...

Et, bercée par ses larmes, elle finit par s'endormir...

# Posté le mercredi 16 avril 2008 16:57

Modifié le lundi 04 août 2008 12:42

Chapitre 2

Chapitre 2
Timo McFly s'extirpa de son lit. Il avait toutes les raisons d'être de bonne humeur. Il avait invité Peyton Mallory, sa petite amie depuis maintenant 3 mois, à aller au cinéma, en ce samedi. Et elle lui avait proposé de passer la nuit chez elle, ses parents étant absents. Timo savait parfaitement ce qu'elle attendrait de lui. Elle avait plus d'expérience, mais il se disait qu'il allait bien falloir faire le pas, à 16 ans. Il allait réussir de toute façon, c'était simple après tout non ? Mais un sentiment étrange le hantait depuis quelques temps. Pourtant Peyton était une petite amie merveilleuse, belle, intelligente, sociable. Alors où était donc le problème ?


Timo rentra vers 19 heures chez lui, de son après-midi avec sa bande d'amis. Ils passaient ensemble la majorité de leur temps. C'était un peu la deuxième famille du jeune garçon. Celui-ci vivait seul avec sa mère, ses parents étant divorcés depuis maintenant 11 ans. Il n'avait presque pas connu son père.

Timo prit une douche, puis s'habilla d'un slim noir, et d'un T-shirt blanc et rose. Il replaça sa longue mèche noire et lisse sur son ½il azur. Le garçon fit un bisou sur la joue de sa mère, puis il prit son sac et sortit du minuscule appartement d'un des immeubles miteux, d'une des rues du district de Seacliff, à l'extrême Est du Lincoln Park, de San Francisco.
Lorsque les journées étaient belles, Timo rejoignait son jardin secret, son endroit que seul lui connaissait, à 45 minutes de chez lui. Et du bord de l'eau, il observait longuement le Golden Gates – dont le rouge brillait malgré la distance - qui le toisait de sa beauté. Comme pour lui rappeler que lui allait rester dans son ghetto, qu'il ne pourrait jamais s'évader, pas comme ces gens qui traversaient la mer, sur ce géant d'acier.

Les étoiles brillaient ce soir là, alors que le jeune émo marchait tête baissée en direction du cinéma « Movies Center ». Il se dit qu'il allait être en retard, vu que 20h16 s'affichaient déjà sur son téléphone, et il avait prévu de se retrouver à 20h30 avec Peyton devant l'entrée. Le brun replaça sa mèche d'un revers de la main, et il attrapa le tram en route, pour redescendre la rue plus rapidement. Il était à 29 devant l'entrée du cinéma. Peyton arriva 5 minutes plus tard. Elle était assez différente de lui. Ils n'avaient même rien à voir. Lui, les cheveux d'un noir jais, ses yeux presques turquoises, et son style émo. Elle, petite, les yeux marrons, les cheveux de la même couleur. Un visage joli, mais assez banal. Elle aimait la fête, s'habillait toujours de mille couleurs, et sentait éternellement la pomme.
Il s'embrassèrent rapidement.

Timo – Je suis content de te voir.
Peyton – Bah moi aussi quand même.
Timo – J'espère. :/
Peyton – Mais oui Tim, panique pas! Allons juste voir le film pour le moment. On aura toute la nuit pour réfléchir à ce qu'il ce passera ensuite...


[...]


Peyton poussa Timo sur son lit, délicatement. Elle éteignit la lumière principale de la chambre. Ils étaient dans le noir le plus total. Ce qui la rendait mal à l'aise. Elle voulait voir ce qu'elle faisait, être sure de ses gestes, dans ce genre de situation. Elle alluma donc la petite lampe de chevet, qui les plongea dans une ambiance feutrée. Elle vit le visage quelque peu crispé de son petit ami. Ce serait la première fois du garçon. Mais pas pour elle. Peyton avait déjà un peu d'expérience en la matière. Elle se mit à califourchon sur l'émo, qui la rapprocha pour l'embrasser. Mais elle se recula, pour enlever son t-shirt. Peyton ne voulait pas précipiter le brun, mais elle ne pourrait pas non plus attendre trop longtemps. Ça faisait déjà 3 mois qu'ils sortaient ensembles, alors elle avait jugé bon d'aller plus loin. Elle avait envie de lui. Mais la question qu'elle se posa alors à cet instant précis où elle commençait déjà à descendre le boxer de Timo, était la suivante : Lui, avait-il envie d'elle ?
Timo arrêta la main de Peyton, alors que la limite de son intimité apparaissait. Non. Il ne pouvait pas. Il...n'était pas près ? Elle était belle, adorable avec lui, mais il ne pouvait pas. Un blocage se faisait au fond de lui. Avait-il peur ? Lui-même ne savait pas. Mais il su par contre, à la seconde, que sa première fois ne serait pas avec Peyton Mallory. Celle-ci renfilait déjà son T-shirt, lui tournant le dos. Il remit le sien et reboutonna son pantalon, avant de s'approcher d'elle.

Timo – Peyton...

Elle se retourna. Il crut qu'elle aurait pu l'assommer sur place.

Peyton – C'est quoi ton problème ? Je ne te plais pas c'est ça ? Je...3 mois ! C'est pas suffisant ? Mais putain tu vas la donner à qui la clé pour ton calbute ? Jsais même pas pourquoi je sors avec un raté comme toi... Laisse-moi... Tu me déçois Timo.


[...]


« Tu me déçois Timo ». Cette phrase résonnait encore dans l'esprit de Timo McFly, alors qu'il venait de s'enfermer dans sa chambre. Il était presque minuit. Il s'effondra sur son lit, et donna un violent coup de poing dans son oreiller, des larmes de rage dans les yeux.

Timo – Mais merde c'est quoi mon problème ?! Qu'est ce qui cloche chez moi ? Pourquoi je n'ai pas pu...

Timo ouvrit d'une main lasse le tiroir de sa table de chevet, et en tira un vieux journal noir. Son journal intime. Il y résuma sa soirée quelque peu désastreuse. Puis le jeune homme se coucha sur le dos pour contempler le plafond de sa chambre minuscule, et essuya rapidement une goutte solitaire sur sa joue.

Timo - J'aurais tellement aimé être quelqu'un d'autre....

Et au milieu de toutes les pensées qui se mélangeaient dans son esprit, il finit par trouver le sommeil...

# Posté le mercredi 16 avril 2008 17:34

Modifié le dimanche 18 mai 2008 10:46

Chapitre 3

Chapitre 3
C'est un énorme mal de tête qui sortit Heidi de son sommeil le lendemain matin. Elle avait l'impression que sa tête allait littéralement exploser. Elle ouvrit doucement les yeux, et la première chose qu'elle remarqua fut une mèche noire et lisse devant son regard. Elle la repoussa vivement de la main. Sa main... où était son vernis? Pourquoi ses ongles étaient courts? Elle regarda alors la pièce. Les murs.... Mais où était-elle??! Elle se leva d'un coup, et constata alors avec horreur que son corps... n'était plus le sien! Heidi tremblait comme une feuille.

Heidi – Mais c'est quoi ce délire? Je...je...je...AAAAAAAAAAAAh!!!

Heidi venait de croiser son reflet dans le miroir de la chambre où elle se trouvait. Et ce qu'elle vit ne fut que l'image d'un...GARÇON. Brun, pâle, aux yeux bleus comme la mer. Beau certes, mais, un garçon quand même ! La porte s'ouvrit alors vivement, sur une femme d'âge mûr, brune, un peu forte et les traits tirés.

Femme – Timmy! Qu'est ce qu'il se passe?? Pourquoi tu as crié comme ça?

Heidi ne sut quoi répondre. Elle se retourna doucement vers la femme qui s'approchait d'elle, ou plutôt de LUI.

Heidi – Je...c'est rien, j'ai juste fait un cauchemar...

La femme regarda Heidi bizarrement.

Femme – Tu as fait un cauchemar, et c'est pour ça que tu es devant ta glace...? Timo McFly...? Une explication?
Heidi – Ti..timo McFly??!!
Femme – Mais qu'est ce qui te prend?! Tu as bu, tu te drogues? Dis-moi mon chéri, on peut en parler...
Heidi – Mais mais mais... Rah maman ne t'inquiète pas!

Heidi marqua un silence. Maman? Pourquoi l'avait-elle appellée comme ça ? Que se passait-il ? Était-ce un cauchemard ? Non, cela avait tellement l'air vrai.

Heidi - J'ai eu peur...d'une araignée c'est tout.
Femme – Ok ... Je laisse tomber, tu n'as visiblement pas assez dormi ce soir.

Elle quitta la chambre. Heidi resta un instant immobile, ses membres, qui n'étaient pas tout à fait les siens, refusant de bouger. Enfin, elle se ressaisit et s'assied sur le petit lit, prenant sa tête entre les mains.

Heidi – Qu'est ce qui m'arrive ? Je suis devenue folle...

Elle se rendit alors compte de la chose qui trainait à ses pieds. Elle se baissa et remarqua un journal noir par terre. La jeune fille – ou plutôt, le jeune homme – le prit dans ses mains. En le feuilletant, elle découvrit une écriture fine et en italique. Heidi se plongea donc dans la lecture du petit cahier, essayant de trouver une réponse à ce mystère. Elle alla directement à la dernière page, et tomba sur un petit paragraphe.

22 Decembre 2007
23h45
Tout va mal. Je craque. Je n'ai pas pu... Pourtant, j'aimais Peyton. Enfin je crois. Elle est sexy, belle... Alors pourquoi y a t-il eu un blocage? Timo que t'arrive-t-il...
J'ai trop de questions qui restent sans réponses. J'espère que ce que je craignais n'est pas le cas. Mais je ne vois aucune autre solution. Je ne sais vraiment plus où j'en suis. Je crois que j'ai trop honte pour en parler avec les gars. Comment me regarderaient-ils après? Ma vie n'est vraiment pas ce que j'espérais qu'elle soit, si maman savait comme je souffre.


Le paragraphe se terminait comme ça, sans un mot de plus, sans une indication. Rien. Rien en tout cas qui puisse aider Heidi à comprendre. Elle ouvrit donc le journal à la première page, décidée à toutes les lire, lorsqu'un bruit la fit sursauter. Il venait de la poche du jean noir qui trainait par terre. Elle sortit de celle-ci un téléphone. Elle souleva maladroitement le clapet, toujours tremblante, et ouvrit le nouveau message reçu, apparemment d'un certain Tom.


Nouveau Sms de : Tom
Reçu le : 23/12/07
à : 13h32
hey mec cva ? fau qe tu ns racnte cmt ca c passé ac Pey hein !! dc cet aprem oubli pas 14h chez Andrew, et noubli pa aussi dme ramné mn DVD stp. a pls



Heidi relu une nouvelle fois le message. Et dans un élan de colère, mais surtout de peur, elle jeta violemment le téléphone par terre. Le clapet de celui-ci se referma juste, et Heidi se leva d'un coup.

Heidi - Mais bordel c'est quoi ce...ce BORDEL JUSTEMENT !!

Elle se reprit la tête dans les mains.

Heidi * plus calmement * - Bon. Tout ce qu'il me reste à faire, c'est d'aller chez ce fameux Andrew. Et après...

Heidi marqua un temps d'arrêt. Et après quoi ? Qu'allait-il bien pouvoir se passer ? Elle secoua nerveusement la tête, et ramassa le portable. 13h45. A 14h elle devait être chez ce type. Elle ouvrit le placard de la chambre. Cette chambre miteuse. Tellement petite à côté de la sienne. Les habits devant elle la surprirent un peu.

Heidi – Pfff quelle horreur...un rockeur ou je sais pas quoi! Rolala mais c'est pas possible...

Elle choisit un slim en jean et un t-shirt rouge et noir, prit un boxer et sortit pour se retrouver vite dans la salle de bain, juste en face de sa chambre. Elle n'eut qu'à enlever le caleçon qu'elle portait, le garçon étant déjà torse nu - sûrement pour elle un des seuls avantages pour des garçons : pouvoir se promener sans t-shirt.
Mais c'est à cet instant qu'elle réalisa qu'en effet elle était vraiment de sexe mâle maintenant, et elle du mettre sa main devant sa bouche pour que son cri évite d'alerter à nouveau sa mère. Décidément, elle avait vraiment du mal à s'habituer à son nouveau corps...

[...]

Heidi se trouvait maintenant dans une immense rue, en bas de l'immeuble. Ça ressemblait aux quartiers pauvres qu'elle avait déjà vus aux infos, où il y avait souvent des incidents. Elle avait froid. Elle avait mal. Mal de ne pas comprendre ce qui lui arrivait. Elle avait envie de pleurer, de crier, de...comprendre oui. Elle s'emmitoufla un peu plus dans l'écharpe noire nouée autour de son cou. Par où aller ? Sans savoir comment ni pourquoi, elle se mit à marcher, d'un coup. Elle traversa la large route, et partit à droite, longeant les arbres dépourvus de feuilles, et qui bordaient toute l'avenue descendante. Elle ne savait même pas dans quelle ville elle était. Elle croisa soudain un escalier menant au métro. Elle s'arrêta et revint en arrière. Il y avait un plan du métro avant les escaliers. Heidi détailla un instant les inscriptions, et son c½ur rata un battement quand elle lu... San Francisco. Elle reprit son chemin. San Francisco. Alors c'était ça...elle gardait le regard sur ses chaussures. Le garçon dont elle avait prit le corps, n'avait vraisemblablement pas sa classe sociale. Heidi ne comprenait pas comment il pouvait vivre dans un endroit pareil. Tout semblait triste, gris, sale, et l'hiver accentuait pas mal la chose. La route descendait beaucoup, par sortes de paliers. C'était une des grandes caractéristiques de cette ville. Elle se rendit alors compte de ce qui s'étendait au loin devant elle, au bas de l'avenue, entre deux immeubles. La mer... Elle aurait voulu courir la voir, mais quelque chose l'en empêchait ; elle s'arrêta, tourna la tête vers la gauche. Elle se trouvait devant un immeuble minable, avec un escalier menant à l'entrée. « Surement chez ce Andrew » pensa-t-elle. Elle monta les marches lentement, puis pressa la sonnette. Personne ne répondit. Elle retenta. Heidi entendit alors des pas précipités. La poignée tourna directement, s'ouvrant sur un jeune homme. Heidi su qu'elle n'oublierait jamais ce visage...

# Posté le dimanche 18 mai 2008 09:28

Modifié le dimanche 18 mai 2008 10:19

Chapitre 4

Chapitre 4





Timo se reveilla tout seul le lendemain. Enfin, pas vraiment seul. Son mal de tête l'avait réveillé. On aurait pu être entrain de lui cogner la tête contre le mur, ça aurait fait le même effet. Il se redressa, ouvrant doucement les yeux... et les referma tout de suite. Son esprit lui jouait des tours; il venait de voir un mur qui n'était pas le sien. Il soupira et se frotta un peu la tempe, essayant en vain de faire partir le mal de tête. Mais il remarqua autre chose... sa mèche ! Elle n'était plus là ! Mais ses cheveux, ils étaient... longs ? Timo se leva d'un bon et remarqua que ses mouvements étaient limités par une robe. Les choses devenaient vraiment bizarres...

Timo – On m'a drogué dans mon sommeil ou quoi ?

En plus, il commençait à parler seul ! Essayant de garder son calme, Timo regarda autour de lui. Il venait de sortir d'un élégant lit double, qui était contre le mur d'une énorme pièce. Tout était assez bien rangé, et d'un luxe surprenant. Une énorme armoire taillée dans un bois brillant, des rideaux qui semblaient être en soie, un magnifique miroir haut de peut-être deux mètres, les bordures dorées. On avait l'impression d'être dans un château... un château modernisé. La pièce était équipée d'un écran plat, un bureau avec le dernier Apple, avec un portable qui semblait couter dans les 2500 $ posé dessus, à côté d'un iTouch.
Mais tout ce luxe allait surprendre Timo plus tard. Quelque chose d'autre le préoccupait. Craignant le pire, il se dirigea vers le miroir. Quand il vit son reflet, il perdit son souffle. Il n'était plus lui; il était... une fille. Une belle fille surement, mais là elle faisait pitié : sa magnifique robe était froissée, son maquillage avait coulé de ses yeux bleus clair et ses cheveux châtains étaient décoiffés. Peyton avait mit quelque chose dans son coca ou bien ?? Il inspira fortement, ferma les yeux, et les rouvrit. Rien n'avait changé...

Moi – C'est pas vrai...

Il se gifla, et sa joue se mit à brûler. Non, ce n'était pas un rêve. C'était horriblement réel...
Timo se ressaisit et chercha quoi faire. Il y avait deux portes; il choisit la plus proche et se trouva dans une immense salle de bains. Il se rappela alors de son état – ou plutôt de l'état de la fille. Il décida de se laver le visage et de coiffer sa nouvelle chevelure. Au moins, il se sentirait mieux après. Si c'était possible ! Il ne comprenait rien, il était si confus qu'il avait oublié qu'il avait un mal de tête. Et, offensé d'avoir été ignoré, le mal s'était tiré. Il retourna donc dans la chambre. Une femme dans la cinquantaine faisait son lit. Ses cheveux châtains tiraient sur le gris, et elle ne semblait pas avoir trop de surpoids. En entendant la porte s'ouvrir, elle se retourna.

Femme – Mademoiselle Neanders ! Excusez-moi, je pensais que vous étiez sortie...

Mademoiselle Neanders ? Donc la fille existait vraiment ? Il avait volé le corps de quelqu'un ?

Timo – Euh ...non... je... j'étais dans la salle de bains.
Femme – Vous avez dormi avec votre robe ?

Elle semblait confuse, mais Timo l'était encore plus.

Timo – Euh... oui... parce que j'étais fatigué...
Femme – Vous vous sentez bien ? Vous êtes toute pâle...
Timo – Ne vous inquiétez pas, Jackie.

Il avait du gaffer. Les yeux gris de la femme se sont élargis. Qu'est ce qu'il avait fait ? Il l'avait appelée Jackie. Non, ce n'était pas une gaffe. Il ne savait pas pourquoi, mais il était certain que la femme s'appelait Jackie. Mais il avait donc dit quoi de mal ? Il l'avait vouvoyé... La gouvernante se sentit mal à l'aise.

Jackie – Je... je vais dire à Robert de préparer votre petit déjeuner...

Elle quitta la salle, laissant Timo seul. Il soupira et essaya de passer la main dans sa mèche, avant de se rendre compte qu'il n'en avait plus. Il soupira plus fort et s'assied par terre, réfléchissant. Que faire ? Il posa sa tête contre ses genoux. Pourquoi à l'école, on ne lui avait pas appris quoi faire quand il se réveillait dans le corps d'une princesse ? Après une dizaine de minutes de méditation, il se releva. C'était sûrement un rêve, une hallucination. Il allait se réveiller le lendemain dans sa petite chambre pitoyable mais pourtant sienne, avec son corps à lui, sa mèche. Mais il y avait toujours la possibilité ridicule que ce n'était pas un rêve et qu'il était coincé dans ce corps. Dans ce cas, il faudrait commencer à s'adapter tout de suite.
Timo se dirigea donc vers la magnifique armoire et regarda les tenues. Il y avait une séparation entre tenues de soirée et tenues normales. Si on peut qualifier ça de normal. Dolce & Gabbana, Louis Vuitton, et compagnie. Même pas de Cheap Monday. C'était surement trop cheap. Et tout était provocateur, décoté, trop serré, trop moulant. Finalement, il choisit un jean le moins moulant possible et un t-shirt simple quoi qu'un peu décoté.

Timo – Ah, super...

Il venait de se rendre compte qu'il allait devoir se doucher, donc voir ce corps nu. Beaucoup de gars en seraient réjouis, mais pas lui. Ce n'était pas le moment, puis, après ce qu'il s'était passé avec Peyton... et en plus, il n'avait pas tout à fait la permission de cette mademoiselle Neanders. C'était gênant. Il finit tout de même par le faire, essayant de ne pas trop regarder, ce qui était impossible.
Une fois habillé, il sortit de la chambre pour se retrouver dans un hall fastueux. Et interminable. Comment allait-il retrouver son chemin ? À peine il se posa cette question, il se dit qu'il était bête. Il savait où aller. Sans le savoir. Il se laissa guider par cette force étrange, pas un sixième sens, pas non plus l'esprit de la jeune fille. Un instinct qui était resté gravé dans le corps, peut-être ? Peu importe, il était arrivé à la cuisine. Et en la voyant, il se sentit honteux. La cuisine en elle même était plus grande que son appartement à lui. Il s'assied à table, et un homme, surement le cuisiner, vint déposer un croissant tout chaud devant lui. La fille ne mangeait que ça ?? Apparemment. Il l'avala donc, avec un jus d'orange, et quitta la pièce, remerciant le cuisiner, qui fut surpris.

Une heure après, il déambulait seul dans les rues de Beverly Hills, sans destination, avec des préoccupations. Il se posait des tas des questions. Qu'est ce qui s'était passé ? Qui était la fille, la Neanders ? Pourquoi avait-elle pleuré la veille ? Qu'est ce que se passait avec son corps à lui ? Ses méditations furent interrompues par un klaxon. Il venait de traverser sans regarder. Il se tourna vers le chauffeur et s'attendait à se faire engueuler, comme dans son quartier. Mais non, on ne le traita pas de fils de pute. Le chauffeur semblait savoir qu'il ( ou elle ) était fils/fille de riche. Rien que les habits disaient tout au long.
Il continua donc son chemin, passant devant un café bruyant. Regardant à l'interieur, Timo se rendit compte que s'était un lieu où des jeunes se retrouvaient. Il savait qu'il y était déjà allé sans jamais y avoir posé pieds. Mais aujourd'hui, il ne voulait pas rentrer. Il ne connaissait personne, et ne saurait pas de quoi parler. Appart les derniers parfums sortis par Gucci ou Chanel. Et ce n'était pas tout à fait son sujet de discussion préféré. D'ailleurs, même s'il se rappelait des noms qu'il n'a jamais connu, il lui était impossible de savoir les relations de la fille avec les autres. Il ne saura pas avec qui rester. Et une gosse de riche comme ça n'avait surement pas de journal. Après tout, de quoi se plaindre ? Elle avait tout ce qu'elle voulait ! Si elle pleurait hier soir, c'était surement parce qu'elle n'a pas été reine du bal ou quelque chose dans le genre. Longeant le café, il remarqua à l'interieur un couple; un brun et une blonde. D'un coup, il sentit une haine profonde envers eux, sans les connaître. Enfin, il savait qui c'étaient, c'étaient Carl et Sandra. Pourtant, son haine était inexplicable et il décida de s'éloigner avant de faire quelque chose d'idiot.
Timo réprit ses déambulations méditatives, cherchant toujours des réponses à ses questions. Mais une venait le plus souvent “Qu'est ce que s'est passé ?”. Il s'arrêta un moment, fixant l'horizon, un horizon sans Golden Gates. Et il commença à penser à sa vrai vie. Il voulait à tout prix la retrouver... et ça le frappa comme le foudre. Il comprit tout. “J'aurai aimé être quelqu'un d'autre”....

# Posté le samedi 31 mai 2008 13:24

Personnes à prevenir

On profite de cet article pour demander à tout ceux qui veulent être prevenus de la suite de le demander ici et pas ailleurs s'il vous plaît :)


o-creationism-0
elektr0-purple
dramatique-fic-th
trashy-money
lisa--sourire
x-th-fic-sieundhim-x
annuair3-fan-fic-th

# Posté le samedi 12 juillet 2008 13:33

Modifié le lundi 04 août 2008 12:40